Les âges de la vie … (3)

… et en Inde

« Les sociétés orientales, traditionnellement, avaient déjà bien défini ces différentes phases et décrivaient quatre âges de la vie, qu’il était souhaitable de respecter selon le dharma c’est-à-dire l’ordre juste qui régit notre univers.

Ainsi la phase brahmacarrya correspond à la petite enfance et à l’enfance. C’est celle de l’affirmation de sa personnalité et surtout de l’étude dans tous les sens du terme. Le but étant la croissance à tous les niveaux, et compte-tenu de la dispersion nécessaire et souhaitable, la pratique de yoga proposée à cet âge est très dynamique, exigeante, comportant des enchaînements et des postures difficiles, voire acrobatiques. (srishti-krama)

Puis vient la phase de grihasta qui dure environ quarante deux ans, où s’installe une plus grande stabilité tant physique que psychique. C’est le stade de l’accomplissement familial et professionnel, de l’affirmation de soi, et d’une connaissance de plus en plus affinée de ses potentialités et de ses comportements. La pratique devient moins exigeante, plus intériorisée, s’adaptant sans cesse à des possibilités physiques déjà amoindries. (sthiti-krama)

Antya-krama caractérise l’étape suivante de la pratique, celle correspondant à l’âge de la ménopause ou de l’andropause, celle où l’allure commence à sérieusement se ralentir physiquement, celle aussi où nous sommes confrontés de façon plus proche à l’idée de l’inévitable fin et à son acceptation. Les responsabilités sociales et familiales étant moindres, on peut alors consacrer plus de temps à la réflexion et à l‘intériorisation. La pratique devient de moins en moins intense, s’orientant davantage verse le prânâyama et la méditation.

Connaissant le problème lié au troisième âge, les anciens avaient conçu une étape intermédiaire appelée vânaprastha. Elle consistait à prendre quelques années intermédiaires de réflexion pour commencer à entrer dans la quatrième étape, en se retirant parfois dans un endroit isolé pour méditer et apprendre à se détacher progressivement des choses de la vie.

Sannyâsa est la dernière étape. Cela signifie vivre en contact avec une force supérieure et devenir un avec celle-ci en se détachant des choses matérielles. Le sannyâsin n’ plus de statut social, ce qui symbolise bien son abandon total de toute caractéristique individuelle et signifie à l’évidence une totale humilité. »

Andrée Maman

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