« L’écoute – état de réceptivité et de présence »

« Pour que je puisse écouter, je dois dans un premier temps savoir m’arrêter, prendre du recul, passer d’un état du faire à un état du non faire.
Être à l’écoute de l’espace intérieur, prendre note des tensions, des épaisseurs, des agitations du mental. Et rien qu’en devenant présent à ce qui est là, à ce moment-là, une détente commence à s’amorcer, les épaisseurs se dissipent, le mental se calme.
(…) C’est à travers l’écoute corporelle que le mental se stabilise au mieux. Dans le lâcher prise qui suit la posture de yoga il s’agit de percevoir l’empreinte subtile, vibratoire de la posture. L’écoute plonge alors dans sa profondeur.
(…) le yoga donne sens à ce qui s’exprime à travers soi. » Sabine Douchaina

« La présence »

Quels conseils donneriez-vous à la nouvelle génération ?

« Nous sommes dans un monde un peu spécial. Un monde de communication. Grâce aux téléphones et à Internet, on peut parler à quelqu’un en Sibérie et l’information nous est transmise en temps réel. C’est fabuleux. Mais à mesure que se développe la communication, on perd parfois de vue l’importance de la présence. (…) Il est primordial que les jeunes prennent au sérieux la présence. Il faut qu’ils soient attentifs à l’imprévu, aux hasards de la vie qui les mettent en contact avec un autre différent. Et il ne leur faut pas fuir devant cette rencontre ! Au contraire, il leur faut se laisser la chance de découvrir l’autre, en écoutant son histoire. » Jean Vanier

« L’émerveillement »

« L’émerveillement est une faculté poétique qui se décide » explique le philosophe B; Vergely. (…) Il précise qu’enfants nous avons à peu près tous connu ces plages d’émerveillement en découvrant la beauté de la nature au cours d’une promenade puis nous avons basculé dans le conflit, le travail et la responsabilité avec « l’obligation écrasante de devenir » ajoute le psychanalyste E.de Parrot. (…) Bertrand Vergely constate que nous grandissons en laissant de côté notre capacité d’émerveillement pour une soif de comprendre le monde, d’élaborer des concepts, pour tout rationaliser, maîtriser. (…)
Il ne s’agit pas ni de se pencher avec nostalgie sur les souvenirs de l’enfance, ni de considérer certaines natures plus
heureuses que d’autres, mais d’opérer un choix conscient et libre en refusant l’aigreur et la peur : « S’émerveiller c’est décider d’arrêter d’être inquiet, et de jouir de ce qui vient avec gratitude. ».
Nous pouvons traverser des épreuves, vivre des angoisses sans vouloir toujours tout comprendre, et accepter de cheminer pour nous laisser toucher par la beauté du monde. C.Dubois-Pellarin

« TOUT est un moyen »

« Je ne sais rien, je ne peux rien, je n’y comprends rien, mais il y a le grand large, ça je le sais, il y à une chaleur d’amour pur, ça je le sais, et c’est pour cela que je suis venu au monde, et out le reste peut crouler, griffer, se débattre, – moi, je suis tranquille, il y a cet enfant-roi en moi, ce moi-moi du tréfonds, cette chaleur qui aime et qui est si vaste, si vaste qu’elle voudrait tout embrasser. »
« TOUT est u moyen, un prétexte pour vous conduire à la découverte d’une AUTRE profondeur de nous-mêmes. »
« Tout est très bien si on sait ouvrir les yeux et se servir de ce qui est là pour apprendre la leçon qu’on a à apprendre. Alors il n’y a rien à juger, rien à mettre en supérieur et en inférieur. Tout est un bâton pour avancer sur la route ».
« Mon rêve, et je veux y croire malgré toutes les apparences, c’est de réconcilier un jour l’aventure extérieure et l’aventure intérieure, que tout soit un même sourire, une même joie, un grand jaillissement spontané. »
Satprem

« Le yoga nous soutien » – 4

Moksha – « Actuellement, grâce à tous les moyens mis à notre disposition, nous jouissons d’une grande liberté qui nous permet d’aller où bon nous semble, d’obtenir les objets qui nous plaisent, d’acquérir des connaissances, etc. Malgré ces facilités, nous sommes encore en proie à la frustration et à la souffrance car cette soi-disant liberté n’est qu’un leurre, elle nous emprisonne.
Il existe une autre liberté, celle qui rompt avec notre esclavage vis à vis des possessions quelles qu’elles soient. Tout homme, à un moment de sa vie, sent en lui cette aspiration à se libérer de ses propres pièges.
Moksha est l’aboutissement de cette aspiration, c’est la libération ultime de toute servitude, de toutes les entraves et autres pièges que nous nous tendons à nous-mêmes, moksha représente l’émancipation finale de l’âme. »
TKV Désikachar

 

« Le yoga nous soutient » – 3

Kâma – « Ce terme recouvre l’idée du désir, tous les désirs qui nous habitent, depuis le désir inné de vivre et de jouir jusqu’au désir de spiritualité.
La puissance du désir est parfois telle qu’elle peut nous déstabiliser complètement. Par ailleurs, ce désir est aussi notre force de survie et le moteur qui nous pousse à la réalisation de notre dharma.
On peut parler d’un « kâma positif » quand le désir est orienté vers des choses qui nous élèvent et d’un « kâma négatif » quand, à l’inverse, l’objet de notre désir nous abaisse. »
TKV Désikachar

« Le yoga nous soutient » – 2

Artha – « Pour accomplir notre dharma, des moyens techniques sont nécessaires. Par exemple, nous devons nous alimenter, nous vêtir, habiter quelque part. Pour celà il faut gagner de l’argent. Selon notre situation, nous aurons peut-être besoin d’une voiture, d’un ordinateur, etc. Toutes ces choses sont nécessaires mais elles ne doivent pas représenter une fin en soi, ce n’est pas là le but de l’existence. Ce ne sont que des outils, des moyens et cela doit être bien clair pour chacun de nous. » TKV Désikachar

« Le yoga nous soutient » – 1 –

« Les anciens sages de l’Inde considéraient que l’homme se distingue des autres êtes vivants par les quatre aspirations qui l’animent :
dharma, artha, kâma et moksha.

1 – Dharma : L’homme n’est pas sur terre uniquement pour rechercher la satisfaction de ses besoins élémentaires. Il à un rôle à jouer, une mission à remplir et il doit en être conscient.
Chacun de nous a des devoirs à accomplir. Envers soi-même, envers ses proches et envers la société.
Cet ensemble de tâches qui jalonnent notre vie et la manière dont nous les réalisons constituent le « dharma ». Celui-ci varie selon la culture, les traditions ou certaines circonstances. Comprendre ce que l’on doit réaliser ou non et déterminer son action en fonction de cela, c’est agir selon le dharma. »
TKV Désikachar

« le yoga peut nous aider »

« Aujourd’hui, en Occident comme en Inde, nous sommes pressés et le temps nous manque pour mener à bien les projets qui pourraient nous grandir. Nos possibilités sont immenses et pourtant, elles ne peuvent s’épanouir parce que nous nous y prenons mal et que nous n’avons pas de temps à y consacrer. Cependant, le yoga peut nous aider; Par lui, tout peut être simplifié. »
(….)
 » Suis-je prêt à entreprendre cette enquête qui me conduira éventuellement à « me rencontrer » tel que je suis ?  »

« Le yoga est l’aptitude à la concentration de l’esprit dans une seule direction et en aucun cas source de distraction du mental. Ceci devrait toujours rester présent à l’esprit du pratiquant. »

« Il ne s’agit pas de devenir un expert dans l’art de la concentration mais plutôt de développer la capacité de découvrir à des niveaux de plus en plus profonds, ce que l’on est et ce que l’on n’est pas. »

« Malheureusement, l’homme ordinaire n’a aucun effort à faire pour être distrait. (…) Il porte naturellement son attention vers l’extérieur et s’identifie à son activité mentale dispersée.
La pratique essentielle du yoga, la clé du yoga, celle qui ouvre la porte à la connaissance de soi et à la spiritualité c’est la méditation. Établir le silence intérieur pour permettre l’écoute de ce qu’il y a de plus profond en soi, c’est vraiment ce qui nous manque le plus. »

TKV Désikachar

« la connaissance de soi »

« Le chemin de la spiritualité passe par la connaissance de soi. Se connaître mieux pour agir en fonction de ce que l’on est, voila la recherche primordiale. La pratique du yoga n’est pas un but en soi mais bien l’outil aux multiples facettes qu permet l’enquête spirituelle.(…) Quand nous pratiquons les postures et les exercices respiratoires, nous procédons à un nettoyage, nous éliminons les impuretés qui habitent notre mental afin de pouvoir « observer et mieux connaître » ce que nous sommes. (…) La quête spirituelle ne nous conduit pas nécessairement en des lieux sacrés. En premier, elle nous situe à notre place réelle dans le quotidien. (…) Mais savons-nous encore que la spiritualité c’est avant tout arriver à mettre de l’ordre dans notre vie et nos gestes quotidiens ?  »
TKV Désikachar