« Une chance appelée corps »

À travers quelques citations …

« Il y a une vérité du corps. Quand on aime la vie on lui donne ce qui lui revient. On ne la refuse pas. On n’est pas, comme le dit Nietzche « un contempteur du corps… parce que l’on est irrité contre la terre et la vie ». On prend la vie telle qu’elle est avec le corps tel qu’il est, sans se sentir « offensé par le présent », ainsi que l’écrit Pascal. Sans regretter avec Descartes de ne pas avoir « un corps de diamant avec des ailes pour voler ». Dans la fable de La Fontaine, le roseau qui accepte son corps chétif est fort en découvrant la souplesse derrière la faiblesse. (…) Il existe une brouille avec le corps. Elle s’exprime objectivement par le corps que l’on enferme, comme le souligne Michel Foucault. Elle s’exprime subjectivement à travers le corps que l’on néglige, que l’on maltraite, que l’on exhibe par provocation et que l’on cache par honte. Que de vies gâchées à cause d’un tel refus ! Quelle libération en revanche quand on le dépasse.

Cette libération commence par un changement de pensée. C’est le fait d’être réel qui est idéal et non le fait d’être idéal qui est réel. Nous en sommes l’illustration, le corps étant ce qui nous permet d’être à la fois réels et uniques. Créer ce n’est pas avoir des idées mais les matérialiser en les faisant passer à l’existence, souligne Leibniz. Être homme, c’est faire de même en rentrant dans son corps et en s’incarnant. » Bertrand Vergely

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