Ordre et désordre dans la pensée de l’Inde (3)

« L’aimable et le meilleur »

« Au-delà du caractère fluctuant des évènements, la culture védique a perçu un ordre stable : le dharma; Elle a établi une distinction entre deux objectifs humains : « preyas » qui signifie « l’aimable » et « shreyas » qui signifie « le meilleur ».

Les quatre sens de la vie se résument dans ces deux termes.
En effet, les trois premiers :
artha – les biens matériels,
dharma – dans le sens restreint d’ordre social et
kâma – le désir,
constituent ensemble le domaine de ce qui est aimable et recherché par l’humanité. (…)
Moksha – lui seul constitue « shreyas », « le meilleur »;
Seul moksha signifie « liberté ».

Dès les temps védiques, le yoga joue un rôle fondamental dans cette recherche de liberté. (…) Le yoga peut augmenter la créativité, les facultés d’adaptation, la sensibilité et même la sensualité, les possibilités de communication, les facultés d’attention, d’intelligence et de volonté.
On ne doit donc pas considérer le yoga comme un moyen de fuir ou de rejeter la vie mais, bien au contraire, comme un accès à la beauté et la grandeur de l’univers, de la conscience et de la vie.
Toutefois, malgré le rôle important qu’il peut remplir dans le développement des trois premiers sens de la vie, le yoga insiste surtout sur la recherche de la liberté. Processus de déconditionnement et de libération, il affranchit de tous les éléments qui nous maintiennent en esclavage.

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